L'éveil du TDAH

TDAH - Mon parcours scolaire

Dans cet article, je vais répondre à des questions qui m’ont été posées liées au TDAH. Ces questions sont : Arthur, quel a été ton parcours scolaire ? Qu’as-tu fait comme études ? Est-ce que tu les as réussies ? Est-ce que ton lycée s’est bien passé ? Est-ce que tu t’en sortais ? Est-ce que tu arrivais à te concentrer pendant les cours avec ton TDAH ? Je vais répondre à tout ça dans cet article.

Nous allons procéder étape par étape. On va commencer par la primaire. Ensuite, on va aller au collège, au lycée et pour finir, aux études supérieures.

TDAH, la primaire

Pour ce qui est de la primaire, je m’en suis plutôt bien sorti. J’arrivais à avoir des résultats scolaires corrects malgré mon TDAH. Je ne travaillais pas du tout par contre et ça, ça déplaisait fortement à mes enseignants. Ils n’aimaient pas le fait que j’arrive à avoir des résultats corrects sans écouter en cours et sans donner l’impression que je faisais quoi que ce soit. J’étais tout le temps distrait en cours, je n’arrivais pas à me concentrer sur ce que les professeurs disaient, car déjà, à cette époque, j’avais beaucoup de mal avec les études en général et le modèle scolaire ne me convenait pas du tout. J’étais tout le temps distrait, je faisais n’importe quoi. Je faisais tout, sauf me concentrer sur ce que disaient les enseignants et c’était problématique, mais pas encore à ce moment. J’arrivais à avoir de bons résultats scolaires. Pour ce qui est de mes relations sociales, j’arrivais à m’intégrer dans différents groupes d’amis, de camarades de classe et les symptômes du TDAH ne me posaient pas trop de problèmes, je m’en sortais.

Si j’ai bonne mémoire, il me semble que c’est à partir du CM1 que les problèmes sont arrivés. Mes parents commençaient à se faire convoquer par mes différents professeurs. Je me souviens d’une de mes professeurs qui avait convoqué mes parents quand j’étais au CM1 et pour la petite anecdote, cette professeure disait à mes parents que j’étais tout le temps dans la lune, que je lui donnais l’impression de ne rien faire en classe. J’avais compris à cette époque que cette professeure ne croyait pas en moi et en mes capacités, c’était flagrant.

Pour l’anecdote, juste avant une réunion avec mes parents, elle me dit « Arthur, tu as une poésie de six strophes à apprendre, je te demande d’essayer d’apprendre la première strophe pour la fin de cette réunion. » La réunion a duré une petite demi-heure et là, j’avais un vrai objectif. Je me disais, il faut que je l’apprenne dans un temps donné. À ce moment-là, j’ai réussi à m’y mettre, j’ai réussi à apprendre cette poésie et au final, j’ai même réussi à apprendre non seulement la strophe, mais également toute la poésie. Dès que mes parents sont sortis avec la prof, j’ai dit, j’ai appris comme vous le souhaitiez. Ma professeure me demande de réciter la strophe et je lui dis, d’accord, il n’y a pas de souci, je peux la réciter. Je lui récite toute la poésie, en entière, ce qui les a étonnés, sachant que j’étais censé apprendre la première strophe. C’était pour la petite anecdote qui m’a marqué.

Ensuite, je finis tranquillement ma primaire et je rentre au collège.

TDAH, le collège

Au collège, ça commence à se corser, mes résultats scolaires dégringolent d’année en année, car j’avais des capacités, mais ces capacités ne suffisaient plus du fait que je ne travaillais pas à côté. Je ne travaillais que sur les choses qui m’intéressaient et les choses qui m’intéressaient à ce moment se comptaient sur les doigts d’une main sur une année entière. C’était compliqué, car au final, je ne travaillais pas, mes résultats dégringolaient, les convocations de mes parents par les professeurs étaient de plus en plus présentes. J’étais davantage sanctionné également, car comme j’étais en cours et que ça ne m’intéressait pas, je faisais autre chose. Je me laissais facilement distraire par mes camarades de derrière. À ce moment-là, c’était compliqué, parce que j’étais vu par mes professeurs comme quelqu’un qui ne faisaient rien. Le collège aura été pour moi une période très compliquée. À partir de la troisième, c’est devenu compliqué. Mes résultats n’étaient pas suffisants pour passer en seconde et j’ai redoublé. J’ai redoublé ma troisième et je pense que cette décision de mes professeurs aura été une erreur.

Pourquoi ? Parce que c’est l’année où je me suis mis à la musculation à fond et je ne faisais que ça. L’école, je ne voyais pas d’intérêt à y aller. Je ne voyais pas d’intérêt à travers ce que j’apprenais ou ce que j’essayais d’apprendre. Le TDAH me permettait d’hyperfocaliser sur mon sport, ce que je faisais car je voyais des résultats directs contrairement aux études, où je ne voyais pas les résultats et c’était démotivant. En parlant de motivation, ce redoublement a eu pour conséquence de totalement me démotiver des études en général. Du coup, j’ai arrêté d’essayer d’apprendre quoi que ce soit, je séchais de plus en plus les cours, j’arrivais en retard tous les matins et au bout d’un moment, ça a été compliqué. J’ai quand même réussi malgré tout à passer au lycée.

TDAH, le lycée

Là, on arrive à ma période lycée. À cette période, je commence à avoir plus d’estime de moi, car en troisième, j’ai fait cette musculation qui m’a permis de réussir dans un domaine et d’atteindre des objectifs. Ça m’a permis d’avoir une meilleure estime de moi, ce qui a été bénéfique sur plusieurs autres points de ma vie. À mon arrivée au lycée, j’ai plus de confiance et plus d’estime de moi. En revanche, le cadre scolaire me plaît de moins en moins. J’arrive de moins en moins à me sentir à ma place. Ce n’était déjà pas le cas avant, mais là, je me disais au moins une fois les deux jours « Qu’est-ce que je fais là ? Qu’est-ce que je suis en train de faire ici ? Ce n’est pas ma place, je ne devrais pas être là. » C’est comme ça quasiment tous les jours et je me dis qu’il faut que je fasse quelque chose, parce que ce n’est pas possible. Je me pose la question « Qu’est-ce que je veux faire plus tard ? » Le cadre, l’environnement scolaire ne me convient absolument pas, je ne trouve aucun intérêt à étudier, à rester dans cet environnement, donc je me dis « Qu’est-ce que je vais faire par la suite sans études, sans rien. » À ce moment-là, je me dis, j’aime entreprendre, j’aime faire les choses par moi-même et j’aime aider les autres. Pourquoi pas essayer de lancer quelque chose par moi-même, de faire comme je l’ai toujours fait, les choses par moi-même et essayer d’aider les autres avec ? Ça commence à mûrir dans mon esprit, mais c’est durant ma terminale que ça va se concrétiser, avec L’éveil du TDAH.

Les mois passent, je ne me sens toujours pas à ma place, mes résultats scolaires sont toujours en baisse et arrive la terminale où je lance mon activité et où ça commence à bien marcher. Je vois que j’aide pas mal de personnes, j’ai des statistiques (nombre d’abonnés, etc.) qui augmentent et je me dis que c’est cool. Ça sert, moi, ça me fait plaisir vu que je vois que je suis en croissance, ce qui contrebalançait avec mes études à côté, où j’étais plus en baisse qu’autre chose. Par contre, le truc, c’est que je trouve un vrai intérêt à faire ça donc je vais de moins en moins en cours et je me consacre de plus en plus à cette activité. Je le fais pour moi, je le fais pour aider les autres et je n’en parle pas, je ne trouve aucun intérêt à en parler à mon entourage. Encore moins à mon lycée, car je sais que si j’en parlais, ça allait plus être pour se foutre de moi. Ils n’avaient pas le même point de vue que moi et les mêmes objectifs que moi, du moins, les personnes avec qui j’étais à l’époque.

Je commence à m’enfermer dans ma bulle pour développer mon activité et j’essaye à ce moment-là, de m’entourer des personnes qui ont le même point de vue que moi, qui ont la même vision, qui entreprennent également et j’éprouve un réel plaisir à faire ça. Sauf qu’à côté, mon directeur me convoque et il me dit « Les retards, les absences, ce n’est plus possible, on va te renvoyer de l’établissement. » Quand il m’a dit ça, ça m’a fait tout drôle et par je ne sais quel miracle, j’ai réussi à négocier avec lui pour qu’il me laisse finir mon année pour ainsi passer mon bac. Il me dit ok, mais au moindre retard, à la moindre absence, tu es viré. Malgré son avertissement, je n’ai pas réussi à arriver à l’heure et à ne pas être absent, mais il était bien trop occupé avec toute la charge de travail qu’il avait certainement à côté. Je n’en n’ai plus entendu parler et j’ai pu finir mon année correctement. Cette année était celle du covid et la série dans laquelle j’étais était une voie technologique, STI2D pour ceux qui connaissent. Le plus gros de mon coefficient du bac était sur le projet technologique, ce qui me permettait d’exploiter ma créativité en ayant un TDAH. Je ne m’occupais pas des matières théoriques et j’avais tout misé sur le projet technologique, sauf que le covid est arrivé et que la matière technologique n’a pas été prise en compte pour le bac. Ce qui veut dire que je me suis retrouvé uniquement avec les matières théoriques et là, catastrophe, direction le rattrapage. Au rattrapage, j’arrive à m’en sortir et j’obtiens mon bac.

TDAH, le supérieur

Ensuite, je me dirige dans le supérieur et je me dis que si je continue mes études, à partir de maintenant, je veux que ce soient des études en adéquation avec mon activité. Je ne veux plus faire des études pour faire des études. Je veux faire des études pour qu’elles me servent dans mon activité à côté. Ça me fait penser à ce que m’a dit un professeur durant mes années de lycée, il m’avait dit, toi, tu ne seras jamais un bon salarié, je ne vois pas comment tu pourrais être un bon salarié. Maintenant que j’y repense, je me dis qu’il avait certainement raison, car je suis trop dans ma bulle. J’aurais trop de mal à rentrer dans la case et à me dire, je fais ce qu’on m’a dit de faire. C’est pour moi quelque chose d’insupportable. Je pense que ma place est ailleurs et pour revenir à ces études, je me dis que ces études me permettent de faire évoluer mon activité, pour ensuite, éventuellement, faire une entreprise et faire plein d’autres choses plus tard.

Je me dis « Quelles sont les études qui pourraient m’aider à faire ça ? » et je m’oriente dans des études dans le web et le multimédia, ce qui est en adéquation avec ce que je fais maintenant et ça me plaît énormément. Tout ce que j’apprends est très concret et je peux directement transposer tout ce que j’ai vu dans la journée dans mon activité dès que je rentre chez moi. C’est ce que je recherchais et c’est top. Pour la première fois de ma vie, je réussis dans mes études. Le TDAH m’offre des atouts que j’exploite pleinement, et sans le vouloir, j’arrive à avoir de très bons résultats durant ces études. Je vous mettrais quelques exemples dans les illustrations de cet article de mes anciens bulletins et de mes bulletins actuels. Ça va vous faire rire.

Je pense que c’est ça le but lorsque l’on a un TDAH. Si on veut réussir et s’épanouir, il faut obligatoirement que l’on trouve un intérêt dans tout ce qu’on fait. Il faut qu’il y ait un réel intérêt, que l’on puisse voir, que l’on puisse visualiser, qui soit très concret dans chaque chose que l’on fait. Il ne faut pas faire les choses pour faire les choses, parce qu’on nous a dit qu’il fallait les faire sinon, on peut être certain qu’on ne va pas y arriver ou avoir beaucoup de difficultés à le faire. Fixez-vous des objectifs. Si vous êtes dans la situation dans laquelle j’étais il y a quelque temps, fixez-vous des objectifs, demandez-vous réellement ce qui vous motive, ce qui vous inspire, essayez de trouver cette chose. Une fois que vous l’avez trouvée, faites tout pour faire des études si vous devez en faire qui soient totalement liées à ce que vous aimez faire, à ce qui vous motive, à ce qui vous inspire. À ce moment-là, tout ira bien étant donné que même sans le vouloir, vous aurez de très bons résultats avec votre TDAH et vous serez épanouis.

Recevez mes 10 meilleurs conseils pour améliorer votre attention rapidement en ayant un TDAH

Recevez mes 10 meilleurs conseils pour améliorer votre attention rapidement en ayant un TDAH

Je m'appelle Arthur Jasinski, je suis un jeune étudiant et entrepreneur de 19 ans ayant un trouble de l'attention. J'ai créé ce blog pour partager les actions que j'ai mises en place ainsi que les techniques qui ont changé ma vie. L'objectif que je me suis fixé est d'accompagner les personnes ayant tout comme moi un trouble de l'attention pour les aider à s’épanouir dans leur vie.

Qui suis-je ?

Je m'appelle Arthur Jasinski, je suis un jeune étudiant et entrepreneur de 20 ans ayant un trouble de l'attention.
·
J'ai créé ce blog pour partager les actions que j'ai mises en place ainsi que les techniques qui ont changé ma vie.
·
L'objectif que je me suis fixé est d'accompagner les personnes ayant tout comme moi un trouble de l'attention pour les aider à s’épanouir dans leur vie.

Recevez une astuce par semaine pour améliorer petit à petit votre quotidien.